De la montagne à votre visage

Julie Exertier, plantation d'orchidée à la Ferme de Losse en Savoie

Découvrez l’histoire d’Exertier, ce qui a guidé et nourrit l’esprit de Julie à la création de notre marque de soins transparente et engagée au sourcing irréprochable ;  de la montagne à votre visage.

 

« Clean? Green ? 95/100 sur Youki, 04/20 sur Compo Beauty mais un ✅ sur Je choisis quoi ? Par contre la fille au 200k followers a dit que cette huile de perlinpinpin lui avait fait perdre 10 ans en 2 heures (bizarre, j’aurais juré qu’elle avait 20 ans). »

 

Dans cette quête de l’hyper-information (amplifiée à la fois par les crises sanitaires et alimentaires) le consommateur certes très renseigné grâce aux multiples sources disponibles sur internet peut parfois perdre ses repères face au discours des marques et de ceux qui prétendent tout décrypter. Mais au fond, que sait on de plus sur un produit une fois qu’on l’a scanné ? Pas grand chose. Pourtant, selon le rapport Global Corporate Sustainability partagé par Nielsen, 66% des consommateurs se disent prêts à payer plus pour des marques durables et transparentes.

Lorsque j’ai lancé le projet Exertier en 2014 je n’avais aucune expérience dans le monde de la cosmétique (si ce n’est d’être une acheteuse de beauté compulsive jamais satisfaite). Je pensais sincèrement que ce serait facile de lancer une marque et qu’il me suffisait d’aller voir un laboratoire pour lancer des produits en quelques mois. Mon idée première était de proposer des ingrédients des alpes françaises rares et précieux, de vrais trésors à partager.

Des ingrédients véritables trésors des Alpes

Mon premier coup de coeur fut le Sabot de Venus, cette orchidée de Tarentaise dont ma grand-mère adorait me raconter la légende.
Mais cette plante n’avait jamais été exploitée en tant qu’ingrédient cosmétique … et là, la galère commence : trouver quelqu’un qui sait (et qui a le droit de) la cultiver, créer un procédé d’extraction en partant de zéro et identifier des principes actifs à exploiter dans cet extrait. Pendant 18 mois, j’ai rencontré des agriculteurs, des pharmaciens spécialistes des plantes rares, des chercheurs, des ingénieurs cosmétiques, des formulateurs…
Pendant ces mois de douleur d’apprentissage accéléré, j’ai compris que oui, la composition des ingrédients d’un soin était importante mais que le sourcing de ces ingrédients l’était tout autant. Dans le monde de la beauté, la nécessité d’une traçabilité accrue influencée par l’alimentaire, correspond aussi à la demande croissante de formulation naturelle qui transforme le paysages des marques depuis ces dix dernière années.

Quelques mois après le lancement de notre gamme de soin l’Or de l’Orchidée, je rencontre par hasard un apiculteur passionné qui cultive un miel d’une pureté incroyable à Courchevel ! Forte de mon expérience pour l’extrait d’orchidée et après avoir validé un cahier des charges avec mon comité scientifique, je lance un nouveau procédé d’extraction exclusif à partir de ce miel de haute montagne ultra riche en sucre : Le Miracle du Miel. La gamme est tout de suite un succès et renforce mon idée de voir plus loin que le produit. La cosmétique est un énorme acheteur de matières premières naturelles, alors pourquoi ne pas créer un pont entre l’agriculture locale et la cosmétique ?

Agriculture et Cosmétique

La finalisation de cette idée arrive en 2018 avec le projet de la Ferme de Losse à Traize sur la terre historique de ma famille en Savoie. La rencontre avec David et Elodie est déterminante. Ils ont quitté leur vie de citadins pour un retour vertueux à la terre. Elodie s’occupe avec amour de la chèvrerie et David est une sorte de génie botanique formé en permaculture chez Terre et Humanisme. Ensemble, ils créent des synergies incroyables entre les fleurs, les plantes et le maraichage. L’humain, la nature et les animaux y vivent en parfaite harmonie.

J’avoue que j’ai longtemps cherché le WHY d’Exertier… des soins locaux (sympa), des soins clean (la base), des soins efficaces et sensoriels (c’est la moindre des choses), une conscience environnementale (je crois que des compagnies pétrolières écrivent aussi ça sur leur site internet). Mais quand je viens à la ferme, que je discute avec David sur ce qu’on donne à la nature et ce qu’elle nous rend au centuple, que je vois lentement mais surement nos orchidées pousser… Je me dis que cette harmonie naturelle, nous nous devons de la recréer dans nos cosmétiques. Et si à notre échelle, nous arrivons à inventer un cercle vertueux de consommation et bien c’est sûrement la meilleure raison que je peux avoir pour me battre chaque matin à faire grandir mon entreprise… et continuer simplement à faire découvrir nos trésors des alpes : de la montagne à votre visage.

Julie Exertier