Bérénice Covarel

8 mars : la journée internationale des droits de la femme

 

Pour ce mois de mars, l’équipe Exertier trésor des alpes a décidé de vous parler des plusieurs femmes. Pourquoi ces femmes ? Parce que nous les admirons et parce que nous pensons que leurs mots peuvent vous inspirer autant qu’ils l’ont fait pour nous.

Aujourd’hui, lisez Bérénice Covarel.

 

Bérénice Covarel, est une ancienne championne de ski, une wonder maman et surtout une décoratrice de talent !
C’est elle qui a signé le sublime décor du Refuge de Solaise à Val d’Isère (où vous pouvez vous délasser au spa Exertier après une journée de ski éreintante, ou pas ;-)). Bérénice ne le sait sûrement pas, mais elle a été un déclic dans ma vie. Un jour au téléphone elle m’explique que si elle ne prend pas du temps pour elle et bien elle est une mauvaise maman, une mauvaise épouse et une mauvaise working-girl. Que ce temps là lui est essentiel pour prendre soin des autres. Ça a l’air simple écrit comme ça mais moi ça m’a fait TILT. C’est peut-être ça le secret des filles qui arrivent à jongler avec leur job, leur amoureux, leurs enfants et leurs amis … c’est qu’elles ont compris avant tout qu’elle devaient prendre soin d’elles-mêmes !

 

Qui es-tu et que représente la journée internationale des droits de la femme pour toi ?

Je m’appelle Bérénice, je suis maman de 3 petits garçons, Léon et Emilien mes jumeaux de 10 ans, et César qui vient d’avoir 5 ans.
J’ai eu 40 ans le 9 Mars, je suis décoratrice d’intérieur spécialisée dans les chantiers de montagne.
J’ai grandi à Tignes, mes parents étaient commerçants, et moi une Heïdi sauvageonne de la montagne, qui évoluait avec mes amis dans la nature, en conciliant le ski et les études…
Passionnée de sports en général, j’ai choisi d’intégrer le ski-études, afin de concilier ma passion du sport avec des études, en débutant par le ski alpin, puis en ski de bosses pour le côté plus freestyle. A force de travail et de passion, j’ai rapidement intégré l’équipe de France de ski de bosses.
Blessures, entraînements, difficulté de conciliation du ski et des études supérieures, j’ai décidé en 2003 après une victoire en coupe du monde de ski au Japon de mettre un terme à ma carrière de skieuse pour vivre une vie plus libre de jeune femme…
La journée internationale des droits de la femme est tout d’abord l’occasion pour moi de réaliser la chance que j’ai chaque jour, d’exercer un métier que j’adore, en parallèle d’une vie de femme, d’épouse et de maman ultra épanouie.
Cela m’amène chaque année à penser aux femmes qui luttent pour cet épanouissement, je ne parle pas d’égalité, car personnellement je ne la revendique pas, et je suis très admirative quand les entrepreneuses proposent des actions pour les maisons de femmes.

 

Qui est ta plus grande inspiration féminine ? 

Ma maman Régine a toujours été ma grande inspiration féminine, je n’aurais pas pu rêver mieux comme modèle maternel, grâce à elle je suis une femme équilibrée, remplie d’amour avec des bases solides.
Généreuse, courageuse, forte, attentionnée, aimante … j’ai bénéficié quotidiennement d’un modèle extraordinaire et, je suis ravie que mes fils puissent grandir et évoluer proche de cette merveilleuse mamie.
Ma passion pour la lecture m’a également apporté une autre source d’inspiration féminine, lorsque j’ai lu le livre La Promesse de l’aube de Romain Gary, que j’ai littéralement adoré. Je suis fan de cette maman, portée par un amour, et une foie inconditionnelle en son fils. Cette histoire maman – fils est très inspirante pour moi, pleine d’humour et de tendresse, j’admire l’énergie extravagante qu’elle déploie pour que son fils connaisse un destin grandiose.
J’essaie d’égaler chaque jour l’énergie de cette maman avec mes 3 petits boys
Enfin, mon amie de longue date Laurence Bertholin, a également été dans ma vie une inspiration féminine très importante, une sœur de cœur, qui a pratiqué le ski de haut niveau également et qui a pu m’accompagner dans mon évolution d’adolescente, de jeune-femme, de femme, d’épouse, de maman… nos longues tisanes au coin du feu de cheminée, ou nos longues conversations téléphoniques m’ont apporté beaucoup… de la sagesse, un recul, des regains d’énergie, des remises en questions, des coups de gueule, des pleurs, des rires, mais surtout beaucoup d’amour et de bienveillance.
Sans oublier, ma pépite Inga (Ingrid Omeragic) ma prodigieuse amie, qui chaque année est contrainte de m’accompagner dans l’aventure merveilleuse du Burning Man.

 

Quelles ont été les difficultés en te lançant dans ta vie professionnelle et comment les as-tu contournées ?

Le sport de haut niveau m’a beaucoup appris, une belle école de la vie, et m’a fait mûrir très vite, beaucoup plus vite qu’une adolescente non sportive. J’ai donc débuté la vie active très armée, entraînée, et aiguisée pour faire face aux difficultés de l’entrepreunariat…
Lorsque je me suis lancée en tant que décoratrice d’intérieur après la naissance de mes jumeaux (il y a 10 ans), c’est avec une grande confiance en moi que j’ai débuté cette nouvelle activité, passionnée de mode et de décoration depuis mon plus mon jeune âge. Mon passé de sportive de haut niveau ne m’avait pas permise de faire des études dans ce secteur, j’avais donc opté pour une École Supérieure de Commerce en me disant que le côté généraliste de ces études supérieures contribueraient aux bases solides déjà en ma possession, et que le diplôme n’était qu’un moyen parmi d’autres pour réussir, et que ma personnalité et ma personne ferait le reste…
En devenant maman, en plus de femme, d’épouse et d’entrepreneuse, l’électron libre que je revendiquais à été ébranlée, mon équilibre a été chamboulé, et je me sentais consumée… Dire non était pour moi une forme de faiblesse, allait à l’encontre de la femme cool que j’aime être, et impliquait pour moi le conflit! Puis avec le temps, des longues discussions sur les expériences de mes divines copines, le sport, le yoga et ma naturopathe, j’ai découvert que dire NON avec le sourire pour limiter les intrusions ou l’explosion, pour son bien-être personnel et celui de sa famille était juste formidable.

 

Quel est ton conseil ultime pour équilibrer ta vie de femme et ton travail ?

Je n’ai pas un conseil ultime mais 3 conseils ultimes pour équilibrer sa vie de femme et sa vie professionnelle…
Faîtes-vous confiance, entourez-vous d’amis bienveillants et aimants et ménagez-vous du temps pour vous chaque jour (sport, repas ou apéro entre copines, lecture, expo, cinéma…).
Et n’oubliez jamais que la personne qui vous connaît le mieux et qui vous aime le plus c’est vous même, alors foutez-vous la paix et ne soyez pas trop dur.

 

 

Julie Exertier

L’actualité de Bérénice :
Bérénice vient de terminer le projet de décoration intérieur di sublime REFUGE DE SOLAISE à Val d’Isère : hôtel, restaurant et spa Exertier perché à 2550 mètres d’altitude, une pépite accessible uniquement en téléphérique ou peau de phoque. Découvrez en plus sur le Refuge de Solaise sur leur compte Instagram @lerefugedesolaise

Bérénice travaille sur la rénovation d’un hôtel situé en plein centre de Val d’Isère, hôtel le VAL D’ISÈRE, avec une ouverture prévue en décembre 2020 : elle est donc en pleine “effervescence d’inspiration artistique”

Elle a aussi divers projets d’aménagements intérieurs, pour des privés passionnés de montagne, visibles de temps en temps sur son Instagram, car Bérénice n’est pas très technologique !